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Le blog des minorités et des appartenances ethniques

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Arméniens, grecs, kurdes ou la difficile « question turque »

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Comme bon nombre d’Etats orientaux, la Turquie, en tant que nation, s’est constituée sur fond de nettoyage ethnique et religieux. Et ce, à l’encontre de ses minorités, qu’elles soient chrétiennes ou kurdes. Alors que l’oubli et le rejet de tout travail de mémoire caractérisent encore la société turque actuelle, comment mettre fin à ce système fondé sur le négationnisme ? Réponses.

S’il y a bien un pays musulman qui semble assumer sans complexe son héritage chrétien, c’est sans aucun doute la Turquie. Il suffit de se rendre dans ce pays singulier à cheval entre l’Europe et l’Asie pour constater l’ampleur du patrimoine « orthodoxe » (et volontairement bien conservé) de cette nation musulmane. Rien qu’à Istanbul, quelques centaines d’églises orientales, les plus anciennes du monde, coexistent encore avec les innombrables mosquées ottomanes de la cité. La cathédrale Sainte Sophie, visitée par environ trois millions de touristes par an, représente à elle seule le meilleur reliquat de l’empire Byzantin (empire romain d’orient) qui a subsisté pendant presque mille ans dans la région (jusqu’à la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453).

Intérieur de la cathédrale Sainte Sophie. Les sourates en arabe à côté d'une représentation de Marie et Jésus témoignent de la singularité de cette ancienne église devenue mosquée à partir du 15ème siècle.

Intérieur de la cathédrale Sainte Sophie. Les sourates en arabe à côté d’une représentation de Marie et Jésus témoignent de la singularité de cette ancienne église devenue mosquée à partir du 15ème siècle.

Homogénéisation de la société

Si l’héritage chrétien de la Turquie est plus que jamais valorisé par les autorités, quid de la politique du gouvernement vis-à-vis des communautés non musulmanes du pays? Voilà une problématique autrement plus complexe, tant la question des minorités, notamment chrétiennes, reste encore un sujet sensible en Turquie. Et pour cause: comme le souligne le journaliste Ali Bayramoglu sur le site turc d’information Yeni Safak, « Chez nous, en Orient, la formation de bon nombre d’Etats-nations s’est faite sur fond de nettoyage ethnique et religieux, et d’homogénéisation de la société. Les Etats issus de ce processus perpétuent d’ailleurs un système fondé sur une politique négationniste, sur l’oubli et le rejet de tout travail de mémoire».

Le collège orthodoxe Phanar situé dans Balat, l’un des anciens quartiers grecs d’Istanbul témoigne d’une présence chrétienne désormais oubliée.

Une déclaration coup de poing qui en dit long sur les parts d’ombres entachant encore l’histoire de la Turquie moderne. En effet, les conditions même de création de la république turque en 1923 (traité de Lausanne) sur les décombres de l’empire Ottoman suscitent toujours moult débats, « tant le pays s’est institué à l’encontre de près de la moitié de sa population qui n’était guère turque », raconte la journaliste Sophie Shihab dans un article paru dans l’Atlas des Civilisations (édition 2012). Et pour cause : qu’il s’agisse des Arméniens, Juifs ou Grecs orthodoxes (les trois groupes minoritaires mentionnés par la République turque de Mustafa Kemal), sans oublier les Kurdes, les Alévis, les Syriaques… : toutes ces populations furent alors persécutées ou contraintes à l’exil tout au long de la période dite « républicaine » en Turquie (années 20 et 30).

Massacres de Kurdes alévis

Vue sur l’une des synagogues de Karakoy, un des quartiers d’Istanbul où d’importantes communautés juives s’épanouirent par le passé.

Certes, si le territoire turc reste encore une mosaïque ethnique (60 000 Arméniens, 25 000 Juifs, 25 000 assyro-chaldéens, 2 500 Grecs orthodoxes, etc. y vivent), comment faire l’impasse sur les terribles évènements ayant succédé à la création la république : expulsion des Juifs de Thrace (partie européenne de la Turquie) en 1934, massacres des Kurdes alévis commis par l’armée turque en 1937-1938 dans la région du Dersim, pogroms de 1955 visant les Grecs, les Arméniens et les Juifs d’Istanbul, spoliation des biens des Grecs en 1963, etc. ?

Autant de violences qui font largement écho aux terribles épurations ethniques menées à leur paroxysme, lors de la période pré-républicaine, contre les Arméniens, dont le génocide de 1915 à 1923 constitue le point culminant. Une catastrophe encore taboue et niée en Turquie, tant elle impacte sur la conscience et l’identité nationale turque. Plus encore, « elle remet en question les fondements même de la république moderne », commentait alors Anna Zeytinjolglu, co sénariste du film « Le fils du marchand d’olives », lors de l’émission « Parlez moi d’ailleurs » diffusée le 3 mai sur la chaîne LCP.

Pluralité des opinions

Les églises rupestres de Göreme (Cappadoce), taillées dans la roche autour du Xème siècle, abritent de magnifiques fresques. Elles furent longtemps un lieu de pèlerinage pour les Grecs et les Arméniens qui vivaient à proximité.

Si le déni d’un tel génocide est largement diffus dans la société turque, il n’empêche toutefois pas les prises de position individuelles plus « discordantes ». Comme celle du chroniqueur Ali Bayramoglu, l’un des quatre intellectuels à avoir lancé, le 15 décembre 2011 sur Internet, une pétition d’excuses aux victimes des massacres de 1915, soutenue à ce jour par plus de 25 000 personnes. C’est dire si les courants anti-négationnistes sont loin d’être inexistant en Turquie. Il suffit de se rappeler la vague d’indignation qu’avait suscité au sein d’une partie de l’opinion publique, l’assassinat en 2007 du célèbre journaliste arménien turc Hrant Dink (commandité selon son avocate Fethiye Cetin par le gouvernement turc lui-même) pour s’en rendre compte.

Cette pluralité des opinions ne doit toutefois pas éclipser une autre réalité : la prévalence d’un nationalisme turc très fort, entretenu par l’AKP, parti de la justice et du développement aujourd’hui au pouvoir, dont les relents anti-arméniens restent vivaces. Preuve de ce nationalisme ambiant : l‘organisation en février dernier d’une manifestation contre le massacre d’Azeirbadjanais par des Arméniens à Istanbul (en référence au conflit au Haut Karabagh). Une foule de 20 000 personnes brandissant des drapeaux turcs et azerbaïdjanais, venue à l’appel d’associations d’amitié entre les deux pays turcophones et de partis d’extrême droite ou islamistes, s’était alors réunie sur la Place Taksim, aux cris de «Stop à l’agression arménienne».

Un seul tabou : le génocide arménien

Ici à Kayakoy (où trônent les vestiges d’un village grec) et partout ailleurs en Turquie où vivèrent des non-musulmans, les traces d’un passé chrétien subsiste.

Une manifestation lors de laquelle la France, qui venait de voter la loi pénalisant la négation du génocide arménien, fut également conspuée. En effet, cette loi qui sanctionne d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la négation de tous les génocides reconnus par la France, dont celui des Arméniens, suscite aujourd’hui encore l’ire de la Turquie. Son président n’avait pas alors hésité à la qualifier de « raciste ». Sans oublier les critiques unanimes de la presse turque. Même de la part des journaux hostiles à l’AKP : « La classe politique française n’a pas compris qu’en adoptant ce texte, elle ne contribue pas à éclairer l’histoire mais qu’elle retarde au contraire ce processus et nourrit les discours de haine. Alors qu’elle essaie de dépasser ce traumatisme hérité de son histoire, la société turque va, dans ce contexte, connaître une régression. De ce point de vue, on peut dire que la classe politique française a fait du mal à la société turque et qu’en plus, en retardant le processus de rapprochement entre Turcs et Arméniens, elle a aussi fait du mal aux Arméniens », a alors dénoncé Okay Gönensin, éditorialiste libéral dans le quotidien Vatan.

Dans ces conditions, difficile d’imaginer, à court terme, l’émergence d’une nouvelle Turquie débarrassée de tout négationnisme. Pourtant certains observateurs, plus optimistes, veulent y croire. A l’instar d’Ali Bayramoglu qui voit dans les excuses faites fin 2011 par le Premier ministre Erdogan aux Kurdes alévis pour le massacre commis en 1937 « un espoir pour les Arméniens et aux minorités spoliées de voir leur droits reconnus ». Espérons qu’il dise vrai…

Espagne/Maghreb : un héritage arabo-andalou encore disputé

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Difficile d’imaginer que juifs, chrétiens et musulmans ont pu coexister pacifiquement  en Andalousie par le passé, tant les tensions dans la région, surtout de part et d’autre du détroit de Gibraltar, sont désormais vivaces. Elles se cristallisent autour d’un héritage arabo-andalou, encore disputé. Mais sont aussi entretenues par un fossé économique de taille entre les deux rives de la Méditerranée.

Reliquat vivant de l’age d’or espagnol, l’Andalousie fait partie de ces régions européennes qui ont su garder leur caractère mythique. Un pouvoir d’attraction qui marque, certes, l’imaginaire collectif européen, mais surtout booste le marché touristique local. Du palais de l’Alcazar à celui de l’Alhambra, en passant par la fameuse « juderia » (maison de naissance du philosophe juif Maimonide), combien d’occidentaux viennent admirer, dès les premiers temps estivaux, ces vestiges majeurs de l’architecture islamique espagnole ? Un voyage dans le temps qui favorise l’immersion dans cette époque longue de six siècles (du 8ème au 15ème siècle) où la péninsule ibérique faisait partie du monde arabe… Une période des plus florissantes du moyen âge, où comme le répète à l’envie les historiens, juifs, chrétiens et musulmans cohabitaient en paix…

Vue sur le patio de las Doncellas, à l’Alcazar de Séville, construit dès 844 par les Omeyyades d’Espagne, pendant la période musulmane.

Architecture très « arabe »

Comme nombre d’Européens d’origine « orientale », j’ai, moi aussi, été séduit par ces images, certes convenues, mais fascinantes de l’Andalousie, mettant à mal le soit-disant clivage « nord-sud » du monde méditerranéen. Au point de vouloir m’y rendre pour saisir la réalité derrière le mythe. Or, une fois sur place, une chose m’a vraiment frappée : au delà de l’architecture, certes très « arabe » de l’Andalousie (et volontairement bien conservée), il ne semblait plus rester grand chose de cette région chatoyante, dont le brassage culturel faisait autrefois sa spécificité. Car en effet, au-delà des visiteurs européens et asiatiques venus s’extasier devant les édifices de l’Espagne mauresque, les minorités musulmane ou juive, autrefois porteuses de cette mixité ethnique, semblaient avoir disparues du décor. Finalement, c’était un peu comme déambuler dans les ghettos yiddish d’Europe de l’Est sans y trouver un seul juif. Sauf, qu’en Andalousie, l’heure n’est pas au recueillement, bien au contraire. Et ce, alors que cette région rappelle, elle aussi, l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire d’Europe : la Reconquista (inquisition espagnole), avec son lot d’expulsions, conversions forcées et pogroms… Autant d’exactions menées d’une main de fer par les rois catholiques Ferdinand et Isabelle, à l’encontre des juifs séfarades comme des musulmans, sonnant le glas du multiculturalisme ibérique.

Monument majeur de l’architecture islamique, l’Alhambra de Grenade est l’un des témoins les plus prestigieux de la présence musulmane en Espagne.

Reconquête de l’Andalousie

En venant en Andalousie en 2010, je m’étais donc définitivement trompé d’époque. Pire, mes déambulations en plein mois d’août dans la banlieue de Séville, au sein de processions à l’effigie de la vierge Marie, m’ont rappelé avec force le caractère traditionnel et 100 % catholique de la société andalouse. Un peu comme si cette dernière voulait nier toute communauté de culture avec le tout proche Maghreb. Exemple probant : l’actuelle polémique concernant l’appellation de la Mezquitta, la fameuse « mosquée-cathédrale » de Cordoue. En effet, faut-il rappeler que l’évêque de Cordoue, lui même, appelle régulièrement la ville à renoncer à cette terminologie pour ne pas« semer la confusion » chez les visiteurs? « Il n’y a aucun problème à dire que ce temple a été construit par les califes musulmans, s’est déjà défendu ce dernier dans les médias espagnols. Mais il est inapproprié de l’appeler mosquée aujourd’hui, parce que cela fait des siècles que ce n’est plus le cas. » Pourtant, nombre de musulmans tentent chaque année de prier dans la Mezquitta, au grand dam des autorités espagnoles décidément peu résolues à faire de ce joyau architectural un lieu de culte à la fois chrétien et islamique.

Les habitants de Benacazon, ville de la banlieue de Séville, lors d’une procession à l’effigie de la vierge marie, organisée en plein mois d’août.

Cette querelle autour du très convoité héritage arabo-andalou est plus que jamais emblématique de l’histoire à la fois riche et complexe des chrétiens et musulmans en Andalousie. D’autant que les réseaux islamistes, à l’instar de l’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb Islamique) appellent aujourd’hui même à la reconquête d’« Al Andalus », en référence à ce coin d’Espagne jadis sous l’égide des califes musulmans.

Choc culturel

C’est dire la teneur des relations qui règnent de part et d’autre du détroit de Gibraltar! Mais si les Andalous campent sur une posture distante à l’égard du monde arabe, quid de l’attitude des marocains, eux mêmes, face à l’Andalousie voisine? Hostilité? Proximité? Indifférence? Pour avoir quelques éléments de réponses, j’ai décidé de prendre le bateau à Tarifa, une station balnéaire andalouse des plus branchées, afin de m’immiscer quelques temps dans l’univers maghrébin. Après une traversée de plus d’une demi heure (sur une mer très agitée, en compagnie de marocains tout aussi malades que moi), j’atteignais enfin Tanger. Et là, le choc fut total. En effet, un décor, tout nouveau s’imposait à moi. L’ambiance, les odeurs, les vêtements, l’architecture, l’hygiène, tout s’opposait à l’Andalousie, que je venais à peine de quitter.

Trois marocaines lors de la traversée du détroit de Gibraltar. Elles ont quitté Tarifa (Andalousie) pour se rendre à Tanger.

A peine sorti du bateau, des chauffeurs de taxi s’attroupent par dizaines. Ils m’entourent, m’interpellent : « tu viens d’Espagne? Suis nous, on t’emmène », martèlent-ils à l’unisson, dans un mélange sommaire d’espagnol et français. Déstabilisé, je décide de monter dans une des voitures, un engin tout défoncé comme on en voit peu en Europe. Les yeux curieux, j’observe, à travers la vitre, chaque parcelle de rue, de trottoir et de visage. Ça grouille de monde à l’extérieur. Tandis que les mères, la plupart voilées, marchent bras dessus bras dessous avec leurs filles, les hommes restent assis à des terrasses de café, alignés les uns à côté des autres. Quant aux jeunes garçons, beaucoup travaillent déjà dans les souks. Ils n’hésitent pas à harceler les touristes occidentaux pour leur vendre babouches, tapis et autres narguilés… Le chauffeur de taxi m’observe de son rétroviseur le regard amusé. « Bienvenu sur notre planète », dit-il avec un sourire ironique. En effet, j’avais bien quitté l’Espagne et par la même, l’Occident.

Des disparités économiques et culturelles

« Ici, on est toujours au Moyen Age », jugera au cours de mon voyage, Yassine, un jeune étudiant marocain installé à Paris. Avant d’ajouter:  » Certes, il existe une certaine proximité entre la vie andalouse et nord marocaine: les deux populations captent les mêmes chaînes locales, se côtoient lors de leurs fréquents allers retours de part et d’autre du détroit de Gibraltar… Mais globalement, elles évoluent dans deux sociétés totalement différentes, d’un point de vue économique, social ou religieux ». D’autant qu’à travers ces disparités de taille semblent se rejouer une autre histoire, plus ancienne : celle de la colonisation, à travers laquelle prévaut toujours au Maghreb, la figure du blanc riche et dominateur, qu’il soit Andalou, Basque ou Français. D’ailleurs, l’existence, aujourd’hui encore, de deux enclaves espagnoles au Maroc (Ceuta et Mellila) ne font qu’actualiser ce passé pourtant considéré comme révolu en Europe.

A Fès, les habitants se bousculent à l’entrée de la vieille ville, alors que le Hazan (appel à la prière) vient de retentir. Dans le classement IDH (Indice de développement humain) des pays en 2009, le Maroc occupe la 130ème place alors que l’Espagne voisine caracole en 15ème position.

Aussi, après mes péripéties au sein du royaume chérifien (Tanger, Fès et Chefchaouen), le fossé entre voisins marocains et andalous ne m’était jamais paru aussi grand. Plus je m’évertuais à retrouver des similarités entre ces deux sociétés, plus leurs différences devenaient flagrantes. Et si, contrairement à ce que j’avais espéré, la Méditerranée n’était aujourd’hui qu’un mur et non la « mère » commune à tous ses pays riverains ? Difficile pour moi de se résoudre à un tel constat. Et pourtant… D’ailleurs, l’échec, pour l’heure, cuisant, de l’Union pour la Méditerranée, lancée en 2008 par notre « téméraire » président, n’en constitue-t-il pas l’un des tristes exemples?

 

Zoom : L’Espagne renforce le contrôle de son immigration

14,4 km. C’est la largeur du détroit de Gibraltar, qui sépare aujourd’hui l’Andalousie du Maroc. Si celui-ci ne constitue qu’une infime bande d’eau séparant deux continents se narguant l’un l’autre, il a coûté la vie à de nombreux immigrants illégaux. Car en effet, la traversée a généralement lieu sur des embarcations de fortune (nommées patera), causant de fréquents naufrages. Le nombre final de morts fait d’ailleurs l’objet d’une polémique : il serait d’au moins plusieurs dizaines par an, mais certains parlent de milliers. Depuis les années 2000, l’Espagne a mis en place une politique de coopération avec le Maroc visant à mieux régulier l’immigration illégale à sa frontière sud. Des immigrants en provenance essentiellement d’Afrique Subsaharienne et du Maghreb.

Il faut savoir que l’Espagne compte également de nombreux immigrants originaires du Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole occupée aujourd’hui par le Maroc, alors qu’elle revendique depuis trente ans son indépendance. Contrairement aux immigrants illégaux venus d’Afrique, les Sahraouis ont souvent pu bénéficier de conditions privilégiées leur permettant de se réfugier en Espagne de façon tout à fait légale. Et pour cause: depuis le départ des Espagnols du Sahara Occidental en 1976, la population sahraouie vit au rythme des exactions lancées par le pouvoir marocain sur son territoire. Des évènements qui sensibilisent aujourd’hui encore l’opinion publique espagnole et génère un fort soutien des autorités du pays vis à vis de la cause sahraouie. Quitte à jeter des coups de froid réguliers dans les relations, officiellement au beau fixe, avec le Maroc.

Manifestation de soutien au Sahara Occidental, organisée par la communauté sahraouie de Madrid, le 13 novembre 2010.